mardi 21 février 2017

La Princesse de Montpensier, Madame de Lafayette

Coucou à tous ! Voici un nouveau classique (je suis dans ma période classiques, je l'avoue !) qui m'a plu et qui peut être une bonne lecture si vous venez d'achever vos vacances et que votre temps de lecture se limite à une petite demi-heure le soir. Bonne lecture !

Fiche technique :
Titre : La Princesse de Montpensier
Auteur : Madame de Lafayette
Édition : Le livre de poche
Publication : 2003 (originale en 1662)
Prix : 1,50€ (œuvre du domaine public, gratuit en ebook !)
Nombre de pages : 96

Résumé : 

"A la fin de la Renaissance, le duc de Guise s'éprend de Mlle de Mézières. Mais bien qu'elle l'aime aussi, la jeune fille est contrainte d'épouser le prince de Montpensier. Trois ans plus tard, un jour qu'il a perdu son chemin près du château de la princesse, le duc la rencontre au bord d'une rivière où elle est venue se reposer : elle rougit à sa vue, et lui-même comprend aussitôt que sa propre passion n'est pas morte.
Publié en 1662, le court récit de La Princesse de Montpensier fonde l'art classique de la nouvelle.
Plus concise encore, et sans doute écrite la première, La Comtesse de Tende, qui resta inédite jusqu'au XVIIIe siècle, raconte elle aussi l'histoire d'un amour adultère, mais d'une noirceur plus grande. Car la noblesse et la magnificence des personnages ne doivent pas nous tromper. Mme de Lafayette jette sur la condition humaine un regard sombre et les deux héroïnes sont précipitées à l'abîme : La Princesse de Clèves leur fera bien plus tard écho."

Mon avis : 14/20

Les + : une histoire sans longueurs (c'est le moins qu'on puisse dire!), histoire plaisante à lire.
Les - :  la rareté des dialogues, le manque de détails.


Un avis un peu plus approfondi, pour ceux qui voudraient en savoir davantage : 

Cette nouvelle conte en quelques pages lues rapidement l'histoire de la princesse de Montpensier, née de Mézières, qui, malgré son amour partagé pour le duc de Guise, doit épouser le prince de Montpensier. Sage et vertueuse, elle accepte son sort et se comporte en bonne épouse quitte à repousser le plus dévoué des hommes, le Comte de Chabanes, ami de son mari. Mais tout bascule lorsque, lors d'une promenade, elle rencontre le duc d'Anjou et le duc de Guise. Ces retrouvailles mettront sa vertu à rude épreuve et, tandis que le duc de Guise ne lui cachera pas la passion qui l'anime toujours à son égard, elle finira par découvrir que ses sentiments à elle ne sont pas morts non plus. Ils se lient, mais s'agit-il d'une passion ou d'un véritable amour ? La princesse le découvrira à ses dépends, et ses manquements à la vertu seront durement punis. 

Il est intéressant de noter la façon dont plus la princesse s'écarte de la vertu, plus son attitude angélique emprunte de bonté et d'innocence laisse place à un comportement plus sombre, égoïste et irraisonné qui la mènera à sa perte. La morale, qui apparaît clairement à la dernière ligne du livre, s'inscrit tout à fait dans la littérature classique du XVIIème siècle : "une des plus belles Princesses du monde, & qui auroit esté sans doute la plus heureuse, si la vertu & la prudence eussent conduit toutes ses actions".

Alors oui, c'est une une nouvelle, me direz-vous après avoir lu mes points positifs et négatifs, donc les détails, il est normal qu'on ne les retrouve pas tant que ça. Certes, vous répondrai-je, mais quand même. Il y a des limites. Là, la narration se concentre sur les actions. Du coup, les descriptions et les  détails manquent. Mais ce qui, je pense, choque le plus, est la relative rareté des dialogues. En effet, la nouvelle comporte beaucoup plus de discours indirect que ce à quoi l'on est habitué. Surtout aujourd'hui, où les dialogues occupent une place particulièrement importante, cela laisse une étrange impression. Cela ne gêne cependant pas la lecture ni l'enchaînement des actions qui reste la caractéristique la plus stupéfiante à la lecture et l'est d'autant plus si l'on compare à d'autres classiques. 

Cette lecture m'a plu mais ce n'est pas un coup de cœur. Tout va trop vite pour cela, sans qu'on ait vraiment le temps ni de s'attacher aux personnages ni de s'imaginer les lieux. Cela reste cependant une belle œuvre et une belle histoire, à lire au moins une fois. Je ne peux malheureusement pas comparer avec d'autres œuvres de Madame de Lafayette mais cela ne saurait tarder, car je compte bien lire La Princesse de Clèves ! (voir ma PAL)

Pour qui ? Cette nouvelle plaira à celles et ceux qui apprécient les classiques mais moins les longues descriptions dont ils regorgent souvent. Si vous aimez les belles histoires d'amours contrariées, vous devriez aussi prendre plaisir à le lire, d'autant plus qu'il ne vous prendra vraiment, vraiment pas longtemps ! Cette lecture peut aussi être un bon moyen d'entrer dans l’œuvre de Madame de La Fayette sans s'engager dans une longue lecture.




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